“Dire que les vies noires comptent” : à travers des rassemblements, souvent festifs, des milliers d’Américains ont célébré vendredi “Juneteenth” pour le 155e anniversaire de l’abolition de l’esclavage et l’unique statue d’un général confédéré à Washington a été mise à bas, dans un pays secoué par des tensions raciales depuis la mort fin mai de George Floyd.
“Je suis une femme noire, je vis dans ce pays depuis 20 ans et je suis là pour dire que les vies noires comptent, celles de mes enfants et de mes frères, pour que l’on puisse vivre dans un pays sûr”, confie à l’AFP Tabatha Bernard, 38 ans et originaire de Trinidad-et-Tobago, dans l’imposant cortège de New York.
Des célébrations du “Juneteenth”(contraction de juin et de 19 en anglais), ce jour de 1865 où les derniers esclaves ont été libérés au Texas, ont été observées aux quatre coins du pays.
A Washington, des manifestants ont abattu dans la nuit de vendredi à samedi la statue du général sudiste Albert Pike, unique statue d’un général confédéré érigée dans la capitale.
Le président Donald Trump, qui avait publié un communiqué commun avec son épouse Melania pour marquer “Juneteenth” et “la joie incomparable qu’a dû susciter l’émancipation”, a qualifié sur Twitter l’incident de “honte pour notre pays”.
Il a accusé la police de Washington de “ne pas faire son travail en regardant une statue être abattue et incendiée”.